Historique du programme de l’OEW
L’Initiative de promotion de l’intervention précoce (IPIP) – Un partenariat entre l’AOTA et le ministère de l’Éducation de l’Ontario
On a créé l’OEW pour favoriser les interventions précoces auprès des élèves moins performants. L’Outil vise à assurer :
- une approche plus systématique de dépistage des jeunes élèves qui fréquentent les écoles des conseils scolaires de l’Ontario
- un lien important entre le dépistage et les interventions
- la reconnaissance des besoins variés des jeunes élèves
- de meilleures ressources pour les titulaires de classe et, par conséquent, les élèves
- une utilisation plus judicieuse des services d’éducation de l’enfance en difficulté grâce au dépistage précoce et à un suivi constant de l’élève
Le programme de l’Outil d’enseignement du site Web a été élaboré à la suite du projet pilote de l’Initiative de promotion de l’intervention précoce (IPIP) financé par le ministère de l’Éducation de l’Ontario qui s’est déroulé entre1999 et 2003. Cette initiative visait à apporter d’importants changements au système d’éducation ontarien pour aider les jeunes enfants ayant une difficulté d'apprentissage. L’initiative, une réponse de l’AOTA au rapport McCain-Mustard sur la petite enfance, intitulé « Inverser la véritable fuite des cerveaux » (expliqué plus bas) débuta en 1999. Le but était de promouvoir l’intervention précoce auprès des enfants âgés de 4 à 8 ans et à risque d’échec scolaire. Une série de groupes de travail réunissant divers professionnels de tout l’Ontario a étudié les faits et les problématiques, puis déterminé la pertinence d’une ressource telle que l’OEW.
Les groupes témoins de l’IPIP s’appuyaient sur deux croyances fondamentales :
- La plupart des enfants qui manifestent des problèmes de comportement ou des retards cognitifs dans la petite enfance ont de la difficulté à réussir dans le système scolaire, ce qui peut entraîner des problèmes importants tels que :
- échec scolaire
- comportements antisociaux
- délinquance
- criminalité à l’adolescence et au début de l’âge adulte
- Les élèves se présentent au jardin d’enfants avec un bagage d’expériences très diverses et des capacités d’apprentissage différentes. Les difficultés scolaires peuvent dépendre de divers facteurs, entre autres les suivants :
- une tendance vers un certain style d’apprentissage
- le français est la langue seconde
- des troubles de la vue ou de l’ouïe
- la situation socio-économique
Au départ, quatorze groupes de travail, en consultation avec les conseils scolaires des différentes régions de l’Ontario, ont établi qu’il y avait une vaste gamme de pratiques de dépistage et d’évaluation, en particulier au cours des premières années d’école. Ces groupes ont trouvé qu’il n’y avait pas d’approche uniforme de dépistage et que rien ne garantissait que le dépistage allait aboutir à une intervention auprès des élèves dépistés ou moins performants.
Les groupes témoins de l’IPIP ont reconnu que les enseignantes et les enseignants sont aux premières lignes de la bataille contre les difficultés d’apprentissage, car ils sont souvent en mesure de repérer les élèves qui ont des difficultés et de mettre en œuvre des mesures de rattrapage en classe. Il était évident que ces professionnels en éducation n’avaient pas facilement accès aux renseignements nécessaires qui leur permettraient de prendre de meilleures décisions en temps opportun pour intervenir auprès des élèves ayant des besoins particuliers dans leur salle de classe.
En outre, le marché des ressources pédagogiques change rapidement. De nouveaux produits sont publiés chaque semaine et des recherches probantes sont sans cesse publiées. Partout, les enseignantes et les enseignants élaborent de bonnes idées pour faire avancer leur domaine d’expertise. Cependant, il n’y avait aucune façon de mettre toutes ces idées à la disposition des enseignantes et enseignants de façon rentable. L’OEW a été conçu pour fournir aux enseignantes et aux enseignants un endroit où trouver des approches basées sur les recherches les plus récentes, tout en leur permettant de partager des stratégies qui ont fait leurs preuves dans leur salle de classe.
Le rapport McCain-Mustard
Selon le rapport McCain-Mustard sur la petite enfance, intitulé « Inverser la véritable fuite des cerveaux » (1999), le développement du cerveau dans la période allant de la conception à l’âge de six ans établit les bases pour l’apprentissage, le comportement et la santé pour toute la vie. Les enfants dont les caractéristiques cognitives et comportementales sont sous-développées dans la petite enfance ont de la difficulté à réussir à l’école, ce qui peut susciter une augmentation des comportements antisociaux, de la délinquance et de la criminalité à l’adolescence et au début de l’âge adulte. Des études révèlent que les garçons dont le comportement est antisocial au jardin d’enfants et perturbateur en classe au cours des années subséquentes sont plus susceptibles d’abandonner leurs études : 28 pour cent d’entre eux seront délinquants avant l’âge de 13 ans. En dépistant et en aidant les élèves qui réussissent moins bien dès le début de leur scolarité au moyen de l’OEW, le ministère de l’Éducation de l’Ontario et l’AOTA cherchent à améliorer les chances de succès à long terme pour tous les élèves!
Résultats des projets pilotes menés sur l’Outil d’enseignement du site Web/Données 2001-2002
Données statistiques sur l’échantillon de l’IPIP
- 34 conseils scolaires de langue anglaise et 1 conseil scolaire de langue française de la province y ont participé
- 114 écoles de langue anglaise et 5 écoles de langue française ont retourné les données de l’évaluation
- 3 251 élèves de langue anglaise et 247 élèves de langue française ont fait l’objet d’un dépistage mené à l’aide de l’IPAS (Inventaire des préalables à l’apprentissage scolaire) et du Test d’analyse auditive de Rosner
Caractéristiques de l’échantillon :
Âge et sexe des élèves :
- Garçons = 1 669 ou 51 %
- Filles = 1 582 ou 49 %
- Âge moyen = 5,5 ans
- Âge minimum = 4,1 ans
- Âge maximum = 7,1 ans
Nombre total d’élèves dépistés comme étant « à risque »
- 838 élèves ou 26 % ont été dépistés comme étant « à risque »
- De ce groupe, 63 % étaient des garçons et 37 % étaient des filles
- L’âge moyen des enfants dépistés était de 5,4 ans
Résultats de l’IPAS
- Résultat global de l’IPAS : 17,2 sur un résultat possible de 25
- Résultat moyen des élèves non dépistés: 19,1
- Résultat moyen des élèves dépistés : 11,7
Résultats en conscience phonologique
- Résultat global du Test d’analyse auditive de Rosner : 4,3 (étendu des résultats pour le jardin d’enfants : de 3 à 5)
- Résultat moyen des élèves non dépistés : 5,1
- Résultat moyen des élèves dépistés : 2,2
Progrès réalisés par les élèves dépistés comme étant « à risque »
Moyenne des progrès pour les élèves dépistés avec l’IPAS
- Résultat de novembre : 11,3
- Résultat de mai : 14,9
- Progrès : 3,6
- Progrès de 32 %
Moyenne des progrès en conscience phonologique
- Résultat de novembre : 2,1
- Résultat de mai : 4,6
- Progrès : 2,5
- Progrès de 119 %
Progrès scolaire selon les notes attribuées par le personnel enseignant
Les résultats suivants reflètent une échelle de notation à 4 points :
1 = Nettement inférieur aux attentes du curriculum
2 = Inférieur aux attentes du curriculum
3 = Conforme aux attentes du curriculum
4 = Supérieur aux attentes du curriculum
Progrès scolaire selon les notes attribuées par le personnel enseignant
Échantillon global dépisté par l’IPIP |
|||
|
Déc. | Mai | % de progrès |
| Communication orale | 1,8 | 2,5 | 39 % |
| Lecture | 1,3 | 2,2 | 66 % |
| Écriture | 1,4 | 2,2 | 59 % |
| Compréhension des médias | 1,9 | 2,5 | 32 % |
| Langage dans l’ensemble | 6,3 | 9,3 | 47 % |
Progrès scolaire selon les notes attribuées par le personnel enseignant en mathématiques
| Échantillon global dépisté par l’IPIP | |||
|
Déc. | Mai | % de progrès |
| Sens du nombre | 1,8 | 2,5 | 38 % |
| Mesure | 1,8 | 2,4 | 36 % |
| Sens de l’espace | 1,8 | 2,4 | 35 % |
| Modélisation | 1,9 | 2,5 | 35 % |
| Trait. des données et probabilité | 1,8 | 2,4 | 34 % |
| Mathématique dans l’ensemble | 9,1 | 12,3 | 36 % |
Remarques supplémentaires
Les sondages menés auprès des conseils scolaires participants, des directions d’école, du personnel enseignant ressource et des titulaires de classe ont révélé un appui général pour le programme.
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